Réforme du lycée et du baccalauréat : l’UPS demande la mise en place de parcours scientifiques renforcés

Paris, le 15 février 2018

Alors que le ministre de l’Éducation nationale vient de dévoiler les grands axes de son projet de réforme du lycée et du baccalauréat, l’Union des Professeurs de classes préparatoires Scientifiques (UPS) demande la mise en place d’enseignements facultatifs scientifiques pour enrichir la formation des lycéens.

L’UPS salue la prise en compte des recommandations du rapport Villani sur l’enseignement des mathématiques en classe de Terminale, mais regrette un réel manque d’ambition en termes de pluridisciplinarité scientifique. Dans le cadre proposé, un lycéen qui se sera investi dans trois disciplines de spécialité scientifiques en classe de Première sera sommé de renoncer à l’un de ces enseignements en classe de Terminale.

  • Le choix de mettre en place des « mineures » pour accompagner les enseignements dits « majeurs » comme proposé par le rapport Mathiot a été écarté, créant de fait un véritable déséquilibre dans des parcours scientifiques où les humanités occupent plus de 50% du volume horaire. La logique de spécialisation en sciences n’est pas assumée.
  • L’arrêt brutal d’une spécialité scientifique en Terminale sans qu’un enseignement facultatif vienne la prolonger représenterait un réel gâchis pour des élèves qui se sont investis dans une troisième discipline. Ce renoncement aurait nécessairement un impact négatif sur la poursuite d’études de nombreux lycéens dont le bagage scientifique serait incomplet. Par exemple, il n’est pas raisonnable qu’un élève choisissant les spécialités mathématiques et informatique perde le contact avec la physique-chimie ou les SVT qu’il aurait étudiées en Première et dont il aurait besoin en IUT, en Université ou en CPGE.

L’UPS demande ainsi que des enseignements facultatifs soient mis en place en physique-chimie, en SVT, en informatique et en SI, à l’image des mathématiques dites « complémentaires », afin de renforcer des parcours scientifiques lacunaires.

Fidèle à son engagement en faveur de l’enseignement des sciences, l’UPS souhaite que la réforme annoncée soit à la hauteur des ambitions affichées pour notre pays, afin que celui-ci puisse à nouveau former efficacement les scientifiques dont il a besoin.

Mickaël Prost
Président de l’UPS